Lycéens, apprentis et collégiens découvrent la danse généreuse et puissante de la compagnie Wild
Le 04 avril 2025, plusieurs classes du lycée ont rejoint celles du Nouveau collège de MLJ au Centre culturel Le Chaplin pour assister au spectacle AD, première pièce de la compagnie Wild et de son chorégraphe Khaled Idriss Abdulahi, lauréate du concours « Dialogues- La danse à la croisée des arts » conçu par le célèbre danseur chorégraphe Mourad Merzouki.

Ouvrir de nouveaux horizons à la danse
« Mettre en lumière des artistes qui cherchent à ouvrir de nouveaux horizons à la danse » : c’est l’objectif du concours « Dialogues » remporté par la compagnie Wild en 2023 avec le double prix du jury et du public, et c’est bien ce que la compagnie a offert à nos élèves ce vendredi 04 avril. De nouveaux horizons, parce que les élèves ont découvert une danse, l’électro, en même temps qu’une dimension de la danse qu’ils n’imaginaient pas : la sensibilisation à un sujet de société majeur.
Une performance artistique qui touche et sensibilise
En effet, AD traite de l’addiction : le spectacle représente l’épreuve de la dépendance et de l’emprise, du dérèglement du rapport au monde et aux autres qu’elles entraînent, tout en soulignant la singularité de chaque histoire. Chacun des cinq artistes danse un parcours dans l’addiction, des illusions de la plénitude à l’absorption de l’être, puis au dépassement de soi extraordinaire pour se libérer.

La danse électro et son énergie singulière semblaient particulièrement en phase avec ce thème et la scénographie le soulignait avec une puissance émotionnelle qui a touché ce jeune public peu familier des spectacles de danse.
Souvent surpris par une gestuelle particulièrement expressive, les élèves ont néanmoins suivi avec une attention remarquable et une majorité a été très sensible à la proposition artistique et à la performance des danseurs, très chaleureusement applaudis.
La formation préalable aux conduites addictives et la séance de préparation au spectacle leur ont certainement permis de mieux apprécier encore l’originalité de la danse electro et l’intention des artistes.

Un horizon de riches perspectives
Le spectacle a été suivi d’un échange chaleureux avec la compagnie : Khaled Idriss Abdulahid a expliqué aux élèves la dimension autobiographique de AD et la manière dont il a posé le cadre du spectacle en invitant chaque danseur et danseuse à s’y exprimer. Cette rencontre avec les artistes et le dialogue très spontané qui s’est rapidement installé a témoigné de questionnements concrets des élèves sur le métier de danseur et le travail d’interprétation. Elle leur a ouvert des perspectives de réflexion et d’apprentissages, notamment dans le cadre de la Résidence « Nos rêves dansants » qui se déploiera au lycée jusqu’en 2027.
Après le départ des collégiens et des danseurs, les lycéens ont rédigé ou dicté à leurs enseignantes leurs premières impressions et certaines propositions ont pu être lues à Leila Mahfouf, responsable de l’action culturelle du Chaplin, et à Khaled Abdoulahi, très touché par les questions et ces témoignages.
Ces premiers textes seront un point de départ précieux pour orienter la découverte de la danse et de son potentiel d’expression, et pour continuer de progresser dans la rédaction de critiques du spectacle vivant.
Les élèves et les enseignants du lycée Camille Claudel auront la chance de retrouver la Compagnie Wild le 29 avril prochain à l’occasion de la Journée internationale de la danse.
Un grand merci au Centre culturel Le Chaplin pour son accueil et à Leila Mahfouf pour cette enrichissante proposition d’éducation artistique et culturelle. Et bien sûr, à toute l’équipe de direction qui permet de la concrétiser.
Les enseignantes félicitent les élèves de 2CAP AEPE, de 2CAP Cuisine en alternance et du groupe MODAP pour leur implication pendant et après le spectacle.
« J’ai eu peur quand c’était des mouvements brusques et saccadés, cela m’a fait penser à la folie de l’addiction. »
« J’ai aimé le début oú c’était calme.
Quand on regarde une personne qui fait un mouvement et que les autres le suivent, on a l’impression que c’est l’influence du groupe dans l’addiction.
Il y a des moments où on a l’impression qu’ils ont envie d’arrêter, mais ils continuent. »
« Les tenues étaient bizarres, toutes déchirées comme des clochards ou des SDF, on a pensé à ceux qui dépensent l’argent dans la drogue et après ils deviennent endettés. »
« La lumière était coordonnée avec la danse, c’était trop fort! »
« En regardant le spectacle, j’ai ressenti un sentiment de joie, j’étais heureuse, j’ai admiré leur scénographie et j’espère les revoir une fois encore.
J’ai été captivé par leur performance parce qu’ils étaient forts, ils ont capté l’attention de tous les spectateurs.
J’ai tout aimé, tout ce qu’ils ont fait, mais ce qui m’a marqué, c’est le début et les danses en groupe, et aussi, que c’était parfois un peu drôle.
J’ai admiré leurs gestes et j’étais étonnée de la lumière qui s’allumait et s’éteignait à chaque étape. J’ai pensé : « ils sont très forts dans leur domaine! » et j’ai compris que tout le spectacle était bien une manière de sensibiliser à l’addiction.AD a beaucoup changé mes représentations initiales sur la danse , ce spectacle prouve qu’on peut sensibiliser par tous les moyens et même en dansant. »
Boubacar
« Pendant tout le spectacle, j’ai ressenti de la joie et du bonheur. J’ai bien aimé le travail de leur danse, le sens de leur rythme et j’ai vraiment apprécié leur mémoire.
Leurs gestes m’ont fait sentir beaucoup d’émotions et ce qui m’a le plus marqué, c’est le rythme travaillé avec leur corps, ça c’est vraiment très puissant! »Pendant tout le spectacle, j’ai ressenti de la joie, de l’espoir et de l’admiration. J’ai été captivé par la performance car je n’avais jamais assisté à un spectacle de danse et ils sont vraiment forts en faisant leurs gestes ! Ce qui m’a le plus marqué, ce sont les jeux de lumière, la musique et la gestuelle.
J’ai particulièrement apprécié le fait qu’ils s’entendent bien et qu’ils ont bien révisé leur spectacle, il n’y avait aucune erreur et lorsqu’ils sautaient aussi, j’ai aimé cette partie. J’étais étonné au début du spectacle car je n’avais pas vu d’où la danseuse est venue. Je l’ai vue directement au milieu de la scène, j’étais vraiment surpris. Durant tout le spectacle, j’ai ressenti beaucoup de joie, d’espoir et d’admiration, mais je n’ai pas perçu la sensibilisation à l’addiction. Il faut que j’y réfléchisse ».
Pendant le spectacle, j’ai ressenti de la peur, du malaise et de l’admiration.
J’ai été captivée par ce spectacle, car les danseurs étaient vraiment professionnels et performants.
Pour moi, les passages les plus expressifs et puissants sont les scènes où ils essayaient de se relever, mais qu’ils retombaient à chaque fois.
À un moment donné, j’ai pensé à un personnage qui se noie dans l’alcool ou dans la drogue, et j’ai aussi pensé à toutes ces personnes qui essayent de s’en sortir : j’ai compris que plus nous sommes « addict », plus on s’isole.
Ce qui a changé dans mes représentations initiales est le fait que nous devons avoir du courage, que c’est vraiment difficile de ne plus être dépendant à ses addictions ».
Durant tout le spectacle, j’ai ressenti de la joie et j’étais à l’aise, j’étais captivé par la performance, par la façon dont ils ont bien organisé leur danse, la façon dont ils remuaient la tête, et ils vibraient aussi très bien!
Les passages qui m’ont semblé le plus expressifs sont ceux où ils étaient en groupe, ils dansaient plus fort, j’ai bien aimé ces parties-là.
Je ne m’attendais pas à une danse si formidable, ce qui m’a étonné est la manière dont ils faisaient des scènes bien organisées et que chacun d’eux connaissait parfaitement ses pas de danse.
J’ai adoré voir les danseurs, ils rendent fiers les spectateurs et ils sont tellement fiers de leur passion et de leur travail!».
Partager :
- Cliquer pour partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
- Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
- Cliquer pour imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Imprimer
- Cliquer pour envoyer un lien par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre) E-mail
- Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn





« En regardant le spectacle, j’ai ressenti un sentiment de joie, j’étais heureuse, j’ai admiré leur scénographie et j’espère les revoir une fois encore.
Boubacar
Pendant le spectacle, j’ai ressenti de la peur, du malaise et de l’admiration.
Durant tout le spectacle, j’ai ressenti de la joie et j’étais à l’aise, j’étais captivé par la performance, par la façon dont ils ont bien organisé leur danse, la façon dont ils remuaient la tête, et ils vibraient aussi très bien!